« Un parcours muséal de 6000 m² jalonné de collections d’une rare diversité : sculptures, tapisseries, mobilier, porcelaines, peintures 17e et une salle consacrée à l’Ecole d’Arras. Le Musée des beaux-arts d’Arras est un petit bijou serti d’une perle rare : la salle des Mays et ses peintures religieuses venues tout droit de la cathédrale Notre-Dame de Paris. »

L’abbaye Saint-Vaast, berceau historique d’Arras

L’origine de l’abbaye Saint-Vaast remonte à l’an 667. Fondé par l’ordre de Saint-Benoît sur la colline de la Madeleine, elle devient le berceau de la future ville d’Arras.

Sa vie est un roman d’aventures. Incendiée en 783, cible des envahisseurs normands, elle se développe au Moyen-Age puis elle est reconstruite selon les plans du grand architecte parisien Labbé, miraculeusement épargnée par la Révolution, l’abbaye Saint-Vaast fut détruite durant la Première Guerre mondiale puis reconstruite à l’identique. Avec la cathédrale Notre-Dame attenante, ancienne abbatiale, elle forme l’un des plus grands ensembles d’architecture 18e de France. Classée monument historique, elle abrite depuis bientôt deux siècles le Musée des beaux-arts.

Si le premier étage se concentre sur la peinture flamande et hollandaise – Saint François recevant les Stigmates de Rubens (1615) – le grand escalier débouche surtout sur la vertigineuse salle des Mays et ses peintures religieuses du 17e siècle, immenses au propre comme au figuré. Avec ses plafonds de neuf mètres de haut, la salle des Mays est à couper le souffle.

La splendeur de ses toiles irradie. Des petits bijoux parmi lesquels La Nativité de la Vierge (Philippe de Champaigne) ou encore La Prédication de Saint-Jean-Baptiste (Joseph Parrocel). Le second étage est quant à lui consacré aux grands maîtres de l’Ecole d’Arras. Née de la rencontre de Camille Corot et du professeur de dessin Constant Dutilleux, l’Ecole d’Arras s’impose comme un foyer artistique d’une rare intensité. Son enseignement fit basculer dans la modernité la perception des paysages. De grands noms comme Désiré Dubois, Xavier Doulens ou Charles Desavary contribuèrent à son rayonnement.

Puis viennent la cour du Puits, l’ancien réfectoire des Bénédictins et surtout le grand cloître reconnaissable à ses chapiteaux ioniques à guirlandes. De l’aveu de tous, le Musée des beaux-arts d’Arras est une splendeur pour les yeux. Qui dit cadre exceptionnel dit expositions exceptionnelles. A cet effet depuis 2012 le musée entretient un étroit partenariat avec le Château de Versailles. Ce qui lui vaut d’accueillir de prestigieuses expositions telles « Roulez carrosses », « Le château de Versailles en cent chefs-d’œuvre » ou encore « Napoléon, Images de la légende ».

Le Musée des beaux-arts en pratique :

  • Musée des beaux-arts d’Arras, 22, rue Paul Doumer à Arras. Tél. : 03 21 71 26 43
  • Entrée gratuite pour les expositions permanentes.
  • Horaires : Lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 11h à 18h. Samedi et dimanche de 10h à 18h. Dernière entrée 30 minutes avant la fermeture des portes.
  • Fermeture le mardi et les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre