En se dirigeant vers les vallées de la Canche et de l’Authie, les routes ondoient et la nature dévoile ce qu’elle a de plus beau. C’est là, dans cette campagne bucolique que les riches Parisiens firent bâtir au 18e siècle leurs résidences d’été. Deux siècles et demi et deux conflits mondiaux plus tard, ces bâtisses ont fière allure ! Si beaucoup sont fermées au public, certaines se visitent, voire vous accueillent pour passer une ou plusieurs nuitées inoubliables.

Durant cette période de paix, la campagne verdoyante et la proximité de la capitale incitent les riches Parisiens à y faire construire de véritables petits châteaux, de Cheverny ou de Chantilly. Ce retour à la nature ne se fait pas sans un certain confort. Cela se traduit par des cheminées dans toutes les pièces, des tissus muraux, des alignements de fenêtres, des escaliers majestueux.

Barly

Le château est entouré d’un parc arboré où, parfois, se languit un plan d’eau. L’extérieur ne manque pas de style. Le Siècle des Lumières impose sa richesse architecturale à grand renfort de clefs de fenêtres en coquille, de consoles de balcons en guirlande, de frontons gigantesques où s’expriment les armoiries des seigneurs. Le tout ancré dans la pierre blanche et la brique ocre.

Visites guidées et chambres d’hôtes

Cauroy-Berlencourt, Duisans, Fosseux, Habarcq, Givenchy-le-Noble, Bavincourt, Pas-en-Artois, Manin… La liste des châteaux de l’Artois impressionne.

Château d’Habarcq

Et encore, on ne parle pas ici des gentilhommières. Ces « folies » plus petites que vous pouvez aussi croiser chemin faisant. Se constituer son propre « parcours châteaux » en voiture ou à vélo est en effet une défi qui ne manque pas d’attrait. Car même si la plupart d’entre eux ne se visitent pas, depuis la route, on devine leur splendeur.

Le meilleur moyen de goûter, le temps d’une nuitée, à la fameuse vie de château.