La citadelle d’Arras est un site unique en France. Construite par Vauban au 17e siècle, elle conserve de ses 3 siècles d’histoire militaire un patrimoine exceptionnel. Démilitarisée et inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en 2008, c’est aujourd’hui une « petite ville dans la ville » riche de bâtiments historiques remarquables, de sentiers de promenade verdoyants et d’activités de loisirs.

Une citadelle conçue par Vauban

Pour comprendre la citadelle, rien de tel que de rencontrer celui qui l’a construite : Vauban en personne.

Teaser du Timescope de la Citadelle

Une fois passée la Porte Royale, vous trouverez vite le Timescope sur le côté de la chapelle Saint-Louis. Et vous voilà plongés en 1678, soit 10 ans après le début de la construction de cette citadelle de plaine, commandée par le roi Louis XIV à Vauban.

La porte royale de la citadelle d’Arras

Tout juste promu Commissaire général des fortifications du Royaume, il place la citadelle d’Arras au centre de la 2e ligne de son célèbre Pré Carré. Objectif ? Contribuer, avec celle de Lille, à la défense de la France et à la surveillance de la population arrageoise, française depuis moins de 30 ans.

Un ensemble architectural unique

Jamais assiégée, d’où son surnom « de belle inutile », la citadelle d’Arras est un témoin préservé de la construction militaire du 17e siècle.

La Citadelle d’Arras classée à l’UNESCO vue du ciel

Judicieusement placée au sud-ouest de la ville, près de deux cours d’eau, elle forme un pentagone composé de cinq remparts : les courtines. Cinq bastions, abritant des poudrières renforçaient la défense.

Le tour des bastions permet de découvrir à pied ces ouvrages fortifiés, en particulier les Bastions du Roi, d’Anjou et d’Orléans, les bastions de la Reine et du Dauphin ayant été arrasés au 19e siècle. Le tour des douves et du bois de la citadelle dévoile certains éléments des « dehors », l’ensemble du système défensif imaginé par Vauban.

Les casernes sont des modules symétriques types « à la Vauban », pouvant loger chacun 4 soldats. L’arsenal abritait le logement du gouverneur. Mais pas seulement. Regardez bien les décorations en façade : les colonnes en formes de canons et les boulets rappellent que c’était ici le lieu de stockage des armes, des munitions et des outils.

Si vous traversez la cour, vous verrez des réparations en briques témoignant des bombardements allemands durant la Première Guerre mondiale. Enfin, la chapelle Saint-Louis rappelle, avec ses pignons à volutes, l’architecture typique des maisons des Places. Fermée pour restauration jusqu’en septembre 2019, c’est le plus ancien édifice d’Arras !

3 siècles de vie militaire

Dès le 19e siècle, la citadelle accueille des régiments qui ont marqué son histoire comme les 1er, 2e et 3e Régiments du Génie, de 1817 à 1939, ou le dernier en date : le 601e régiment de circulation routière.

Le mur des Fusillés de la Citadelle d’Arras

Près de la porte Dauphine, un Mémorial honore leur présence. Un peu plus loin, le Mur des Fusillés, très émouvant, témoigne du massacre de 218 membres de la Résistance, fusillés dans ces fossés durant la Seconde Guerre mondiale. En 2008, l’Etat annonce la dissolution du 601e RCR, et la citadelle est rendue à la vie civile.

Site de nature très agréable pour se promener entre bois et ruisseaux, la citadelle devient tous les ans la scène des concerts géants du Main Square Festival. Ou l’art de faire du bruit, et plus la guerre.

La citadelle en pratique

Accès par le boulevard du Général de Gaulle : parking de la citadelle gratuit, en face du Mémorial d’Arras et du cimetière britannique du faubourg d’Amiens. Accès libre. Passage principal par la Porte Royale (Quartier Turenne).

A voir, à faire :

  • L’exposition historique et le plan-relief dans la Salle des Familles, libre accès de 9h à 19h.
  • Balades à pied : Le Tour des bastions et le Tour des douves et du bois de la citadelle. 6 points de vue remarquables.
  • Le Mur des Fusillés en libre accès de 14h à 19h.
  • L’accrobranche Cit’Loisirs.
  • La miellerie Cit’abeilles.